TRILOGIE MOLIERE, par le Nouveau Théâtre Populaire
Coup de cœur ! (et c'est un bien petit mot...)
“Ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir sept heures de Molière… Alors, si l’occasion se pose, il ne faut pas la manquer !”
Voilà ce que je me suis dit, en prenant ma place pour la trilogie Molière du Nouveau Théâtre Populaire, au théâtre de Caen. Cette trilogie, c’est sept heures quasiment non-stop de théâtre (car les acteurices jouent même lors des entractes !), c’est une évolution visuelle au fil de trois spectacles (Tartuffe, Dom Juan et Psyché), autant dans le jeu que dans la mise en scène, et c’est une grande claque théâtrale.
Ce qui accroche, en tout cas selon moi, c’est la diversité dans l’unité. En effet, si chaque pièce est mise en scène par un membre différent du NTP, respectivement Léo Cohen-Paperman, Émilien Diard-Detœuf, et Julien Romelard, avec une esthétique très variée, elles suivent tout de même une trame évolutive commune (qui leur permet d’être jouées en intégrale, à la suite) : celle du rapport à Dieu (un monde sous la peur de Dieu avec le Tartuffe, l'homme sans Dieu dans Dom Juan, et la réconciliation dans Psyché).
Cependant, chaque spectacle est bien différent du précédent.
LE TARTUFFE, Molière, par Léo Cohen-Paperman
Pour Tartuffe, Léo-Cohen Paperman a choisi une mise en scène en apparence plus "classique" dans le jeu et les costumes. On retrouve des acteurices à perruques molièresques (oui, néologisme, je sais), maquillés de blanc, habillés de costumes noirs classiques...
Le dispositif bi-frontal rappelle la possibilité qu'avaient les aristocrates de l'époque de Molière de s'asseoir directement sur la scène, comme ce fut possible ici. De plus, selon Léo Cohen-Paperman, ce choix est aussi symbolique. Le public sur scène représente le regard de Dieu, et, tout comme Lui, l'omniscient, nous n'offrons aucune possibilité aux comédien.nes de se cacher (en se détournant du spectateur).
©NTP- Thierry Cantalupo
DOM JUAN, Molière, par Émilien Diard-Detœuf
Pour Dom Juan, Émilien Diard-Detœuf a choisi des costumes dits "de ville", c'est-à-dire des vêtements de tous les jours (Pierrot en maillot de foot, Dom Juan en costard...).
PSYCHÉ, Molière, par Julien Romelard
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